De Sophie Oudin-Bensaïd
Porto Alegre. Une nuit d’octobre 1984. Dans l’appartement d’un ancien nazi qu’il poursuivait, Celso, cerné, gît dans son sang. Suicidé ou abattu par la police ? En tentant de savoir, Flavia Castro retrace le parcours de son père, militant révolutionnaire : Brésil, Argentine, Chili, la lutte armée, la clandestinité, le spectre de la torture et la mort qui rôdent, l’exil à Paris puis au Venezuela, jusqu’au retour, et ses petits matins au goût amer…
Porto Alegre. Une nuit d’octobre 1984. Dans l’appartement d’un ancien nazi qu’il poursuivait, Celso, cerné, gît dans son sang. Suicidé ou abattu par la police ? En tentant de savoir, Flavia Castro retrace le parcours de son père, militant révolutionnaire : Brésil, Argentine, Chili, la lutte armée, la clandestinité, le spectre de la torture et la mort qui rôdent, l’exil à Paris puis au Venezuela, jusqu’au retour, et ses petits matins au goût amer…
Documents d’archives et lettres de Celso ; témoignages de ses camarades et des siens – dont des femmes ô combien épatantes ; souvenirs d’enfance de Flavia, embarquée dans cette aventure avec son petit frère, où elle jouait « aux réunions plutôt qu’à la marchande » ; rires des retrouvailles les années écoulées, et moments où l’on songe : toute une histoire, si loin, si proche.
On connaissait déjà Flavia Castro par le remarquable Che : Journal de Bolivie (Fipa d’or 1994), où elle était l’assistante-réalisatrice de Richard Dindo. Primé aux festivals de Biarritz, de Rio de Janeiro, de Punta del Este, entre autres, le film qu’elle signe aujourd’hui est passé le mois dernier à Buenos Aires devant des salles combles émues aux larmes, où toute une jeune génération était présente aussi.


