Il y a un an déjà, en juin 2009, le gouvernement péruvien de l’APRA présidé par Alan GARCIA PEREZ mettait fin dans le sang à une mobilisation des indiens de l’Amazonie péruvienne. La raison de leur lutte ? Ils exigent l’abrogation des décrets législatifs favorisant le Traité de libre commerce (TLC) signé entre le Pérou et les USA. Ce traité offre des pans entiers de l’Amazonie aux multinationales. Le mouvement indien dirigé par l’AIDESEP (Association interethnique pour le développement de l’Amazonie péruvienne) s’est mobilisé pendant 54 jours pour défendre les terres des communautés, la protection de la biodiversité de l’Amazonie, Bien Commun de l’humanité. Il a été fortement réprimé. Le solde : 33 gardes civiles et des indiens morts. Les responsables de ce massacre n’ont pas été traduits en justice. Bien au contraire, ce sont les victimes qui sont objets de persécution politique et judiciaire :
lundi 6 septembre 2010
Caraïbes : appel à la mobilisation sociale en octobre
Pendant près d'une semaine, des organisations syndicales venues de Ste Lucie, de la Guyane, de la Martinique, et d’Haïti ont rencontré leurs homologues de Guadeloupe. Un appel à la mobilisation a été lancé pour le mois d'octobre. Les syndicats de la Caraïbe semblent vouloir former un véritable « Liyannaj ». C'est en tout cas ce que laisse penser l'organisation de rencontres internationales, intitulées «Conférence des syndicats anticolonialistes, anticapitalistes et anti-impérialistes des colonies de la France » (CSACF) qui ont lieu pendant une semaine en Guadeloupe. Suite à ces rencontres, le LKP, le C5F de Martinique et l'UTG de Guyane, devraient de manière coordonnée déclencher un important mouvement de protestation au mois d'octobre prochain, «face au non-respect des accords signés en mars, considérant que la situation sociale ne cesse d'empirer et touche particulièrement la jeunesse ».
Chili : Nouvelle grève de la faim des Mapuche
Nous, prisonniers politiques mapuche actuellement en prison à El Manzano (Concepción), informons le peuple nation mapuche et l’opinion nationale et internationale qu’à partir d’aujourd’hui lundi 12 juillet 2010 nous commençons une grève de la faim liquide indéfinie. Cette décision drastique et extrême résulte d’une série de situations que nous avons dénoncées face aux procès politico-judiciaires injustes que nous subissons et qui violent tous les droits qui nous sont dus en tant que MAPUCHE et prisonniers politiques. En bref, nous avons dénoncé les montages médiatiques dont nous sommes l’objet de la part du Ministère Public représenté par des procureurs antimapuche et des groupes de policiers corrompus qui prétendent nous imposer les lois de la dictature et des méthodes fascistes.
La coopérative mexicaine des « Contis »...
Jésus Torres Nuno est secrétaire du Syndicat national révolutionnaire des travailleurs d’Euzkadi (SNRTE), une entreprise de pneus au Mexique, anciennement filiale de Continental. Après une longue grève, ils ont pu reprendre l’usine en coopérative en partenariat avec une entreprise de distribution de pneus.
Quelle est l’histoire de cette usine?
En rachetant l’usine, en 1998, Continental a tenté d’imposer des nouvelles conditions de travail impliquant une augmentation de la production de 35%, l’imposition de la journée continue, la fin du repos dominical inscrit dans le contrat de travail, une diminution des effectifs et un nouveau règlement intérieur. Face à notre refus, ils ont annoncé, le 16 décembre 2001, la fermeture de l’usine, avec l’objectif assumé de détruire notre syndicat. Dès cette annonce, nous avons présenté un plan de lutte à l’assemblée générale, qui prévoyait d’empêcher la sortie des machines ou de n’importe quel produit présent dans l’usine. La grève a duré trois ans, un mois et dix jours, le gouvernement mexicain refusant de reconnaître légalement notre grève pendant deux ans. Nous avons cherché différentes solutions alternatives à la direction, dont la nationalisation de l’entreprise, mais Continental n’a jamais voulu. Nous avons obtenu la récupération de la moitié de l’usine sous forme de coopérative (Tradoc), une aide technique pendant neuf mois pour réussir le démarrage, l’achat de 500000 pneus par an par Continental et la vente de matières premières à prix préférentiels, plus 225 millions de pesos de la part de Continental. L’autre moitié de l’usine a été acquise par Llanti Systems, un distributeur de pneus.
Quelle est l’histoire de cette usine?
En rachetant l’usine, en 1998, Continental a tenté d’imposer des nouvelles conditions de travail impliquant une augmentation de la production de 35%, l’imposition de la journée continue, la fin du repos dominical inscrit dans le contrat de travail, une diminution des effectifs et un nouveau règlement intérieur. Face à notre refus, ils ont annoncé, le 16 décembre 2001, la fermeture de l’usine, avec l’objectif assumé de détruire notre syndicat. Dès cette annonce, nous avons présenté un plan de lutte à l’assemblée générale, qui prévoyait d’empêcher la sortie des machines ou de n’importe quel produit présent dans l’usine. La grève a duré trois ans, un mois et dix jours, le gouvernement mexicain refusant de reconnaître légalement notre grève pendant deux ans. Nous avons cherché différentes solutions alternatives à la direction, dont la nationalisation de l’entreprise, mais Continental n’a jamais voulu. Nous avons obtenu la récupération de la moitié de l’usine sous forme de coopérative (Tradoc), une aide technique pendant neuf mois pour réussir le démarrage, l’achat de 500000 pneus par an par Continental et la vente de matières premières à prix préférentiels, plus 225 millions de pesos de la part de Continental. L’autre moitié de l’usine a été acquise par Llanti Systems, un distributeur de pneus.
Sur le meurtre de Betty et Yiry
PAR LEUR VOIX PARLAIENT MAGON ET ZAPATA
Nous marchons, disait Betty Cariño dans une déclaration peu avant sa mort, les pieds sur terre, la tête haute, avec dignité, la tête froide et le cœur brûlant. Son cœur, comme celui du jeune finlandais Yiry Jaakkola, a cessé de battre, victime des sicaires paramilitaires du PRI responsables des exactions contre la commune autonome de San Juan Copala, le village des indigènes triqui rebelles qu’ils veulent couper du monde, et de l’attaque armée de la caravane de solidarité prise en embuscade.
Nous marchons, disait Betty Cariño dans une déclaration peu avant sa mort, les pieds sur terre, la tête haute, avec dignité, la tête froide et le cœur brûlant. Son cœur, comme celui du jeune finlandais Yiry Jaakkola, a cessé de battre, victime des sicaires paramilitaires du PRI responsables des exactions contre la commune autonome de San Juan Copala, le village des indigènes triqui rebelles qu’ils veulent couper du monde, et de l’attaque armée de la caravane de solidarité prise en embuscade.
Les nôtres : Luis Vitale, les combats d’un historien révolutionnaire latino-américain
Luis Vitale nous a quitté le 27 juin 2010 et avec lui c’est un pan entier de l’histoire du mouvement ouvrier chilien (et latino-américain) qui semblent s’en aller aux côtés de figures telles que Clotario Blest. La présence militante lors de ses funérailles à Santiago, tout comme au moment de la cérémonie autour de ses cendres dans la ville minière de Lota (dans le sud du pays) montrent qu’il est resté fidèle à ses engagements et à une pensée marxiste exigeante tout au long sa vie. Les siens, jusqu’à son dernier souffle, auront toujours été celles et ceux « d’en bas », les travailleurs, les opprimés, le peuple mobilisé contre toutes les formes d’exploitation ou de domination.
LECTURE : Forrest Hylton ; Sinclair Thomson
Horizons révolutionnaires, histoire et actualité politiques de la Bolivie
« Nous nous proposons de procéder à une excavation de la révolution andine, dont les couches successives de sédimentation historique forment le sous-sol, le terreau, le paysage et les points de vue de la lutte politique actuelle en Bolivie », tel est l’objectif affiché par les deux auteurs de cet ouvrage, objectif largement atteint par ailleurs. Cette récente traduction de l’anglais (Etats-Unis) d’une édition de 2007 est donc une bonne nouvelle pour les lecteurs et militants francophones qui s’intéressent à la Bolivie contemporaine, pays le plus appauvri d’Amérique du sud, marqué par plus de deux siècles d’insurrections et de luttes populaires. Car tel est le grand apport de ce livre : mettre en perspective et analyser les racines de la Bolivie d’Evo Morales grâce à une vision ancrée dans un temps long, qui part du XVIII siècle jusqu’à nos jours.
« Nous nous proposons de procéder à une excavation de la révolution andine, dont les couches successives de sédimentation historique forment le sous-sol, le terreau, le paysage et les points de vue de la lutte politique actuelle en Bolivie », tel est l’objectif affiché par les deux auteurs de cet ouvrage, objectif largement atteint par ailleurs. Cette récente traduction de l’anglais (Etats-Unis) d’une édition de 2007 est donc une bonne nouvelle pour les lecteurs et militants francophones qui s’intéressent à la Bolivie contemporaine, pays le plus appauvri d’Amérique du sud, marqué par plus de deux siècles d’insurrections et de luttes populaires. Car tel est le grand apport de ce livre : mettre en perspective et analyser les racines de la Bolivie d’Evo Morales grâce à une vision ancrée dans un temps long, qui part du XVIII siècle jusqu’à nos jours.
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